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Film

Rendez-vous avec l'épouvante à Fantasia

Posted by Harold / July 5, 2008

20080705_rec.jpgJ’ai eu le plaisir (vraiment?) de voir le film le plus effrayant que je n’avais jamais vu. Déjà annoncé dans la programmation du Festival Fantasia comme le film le plus intense proposé cette année, [Rec], de Jaume Balaguero et Paco Plaza avait déjà fait son bout de chemin dans différents festivals internationaux. Il était présenté hier en grande première canadienne. Version originale espagnole sous-titrée anglaise. Rendez-vous avec l’épouvante.

Le film relate la couverture qu’une journaliste et son caméraman font d’une nuit de travail des pompiers locaux de Barcelone. Alors qu’ils sont appelés à répondre à l’appel d’une vielle femme enfermée dans son appartement, l’équipe se retrouve pris en quarantaine au cœur d’un immeuble infecté d’un mystérieux fléau rendant les humains zombies.

À partir d’ici, on est loin de l’innovation. Or, ce qui change tout, c’est que ce que nous voyons est ce que le caméraman capte. L’intérêt et la force du film reposent sur un principe de « caméra-vérité ». Mais oubliez vite le vieux Blair Witch’s Project ou l’étourdissant Cloverfield, car [Rec] est réellement dans une classe à part.

Le scénario et la mise en scène s'appuient sur un crescendo parfaitement calculé qui vous calera profondément dans votre siège. Au rythme des personnes infectées, on nous plonge graduellement dans l’horreur. La dernière demi-heure, révélant un dénouement imprévisible pour ce genre de film, est même quasi insoutenable. Deux programmateurs du festival affirment que des gens se sont évanouis lors de projections européennes.

Les acteurs sont saisissants même s’ils évoluent en grandes majorités du temps dans de longs plans séquence. La coordination des prises a dû être vraiment donnée beaucoup de fil à retorde aux réalisateurs, mais à l’écran, tout est nickel.

Les effets spéciaux sont minimalistes, mais efficaces, laissant le flou de la caméra accentuer leur portée. Les effets de « cut » et bogues quelconques de la caméra, allégrement utilisés, corroborent à l’atmosphère unique du film.

Un long-métrage qui n’a visiblement pas coûté très cher, mais qui maitrise parfaitement la force de la subjectivité. En fait, dans ce genre de production, la clé réside vraiment dans le choix de ce qu’on montre et ce qu’on ne montre pas, laissant au spectateur la tâche de s’imaginer, avec succès, l’horreur.

Un remake américain est en postproduction et devrait sortir vers la fin 2008. Je ne sais pas s‘il aura tout le lustre de l’original, mais, en attendant, une seconde projection de [Rec] aura lieu dimanche à 15 h. Faites-moi donc plaisir et allez-y donc! J’assure le divertissement en mettant ma crédibilité sur la table et attends vos commentaires et impressions.

Court-Métrage

La projection principale était précédée d’un court-métrage, Desmond Coy, réalisé par James Wilkes. En 9 minutes, il réussit vraiment à nous faire penser qu’il faut toujours être honnête et qu’il ne faut surtout pas voler l’identité d’un riche pour réservé une table d’un restaurant chic pour impressionner notre copine pour ne pas se faire kidnapper et torturer quand on va aux toilettes sous prétexte qu’on est réellement la personne. Ouf!

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