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Film

|RVCQ| On repassera Demain

Posted by Harold / February 24, 2009

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Maxime Giroux, qui a réalisé quelques courts-métrages, dont Les jours et Le Rouge au sol, primés sur la sellette internationale, présentait son premier long-métrage hier au Rendez-vous du Cinéma Québécois(RVCQ). Intitulé Demain, le film de Giroux n’est pas, aux dires du jeune réalisateur, à la portée de tout le monde. « Ça implique que le spectateur ne soit pas paresseux dans son écoute ». Il n’avait pas tort.

Le film raconte une tranche de vie de Sophie (Eugénie Beaudry), jeune banlieusarde sans éclats qui, en dehors d’un travail de bureau peu stimulant, s’occupe de son père diabétique et irresponsable (Serge Houde). Pour essayer de se distraire, elle fréquente Jérôme (Guillaume Beauregard, chanteur des Vulgaires Machins), un travailleur de la construction sans ambition qui lui voue une attention minimale, ne cherchant que l’échange sexuel. Sophie attend vraisemblablement le jour où tout s’arrangera, qui ne viendra jamais.

Dans la même trame que les films des excellents Stéphane Lafleur, Denis Côté ou Rafaël Ouellet (tous présent ce soir au 5@7 des rendez-vous, spécial Nouvelle-Vague Québécoise), Demain est un film contemplatif. Or, contrairement à celle des cinéastes cités, la mise en scène de Giroux est excessive. Non pas que les longs plans-séquences ou les silences soient à éviter, loin de là. Toutefois, les dialogues sont si minimalisés que la pertinence du film ne découle que de la cinématographie. Restent de belles images bien cadrées qui sont, au tout ou mieux, profondément tristes. Pour être touché par Demain, il faut chercher dans un scénario sans fin ni départ, là où le cinéaste s’est éparpillé lui-même. En ressort une écoute pessimiste et frustrante.

Présent pour répondre aux questions en fin de projection, Maxime Giroux n’avait visiblement aucune confiance en la réaction des gens. « Comme je vous disais, ce n’est pas un film qui s’adresse à tout le monde ». Son attitude était si sur la défensive qu’on en est venu à se demander s’il aimait lui-même son film.

Fausse note des rendez-vous : offrir une prestation de Radio Radio dans une salle tout juste adjacente aux salles de projection. Très désagréable d’entendre les échos de basses pendant l’écoute d’un film aussi silencieux.

Pour les courageux, le film repasse mercredi soir à 19 h 30 au cinéma Beaubien, toujours dans le cadre des RVCQ.

Discussion

3 Comments

Dario / February 3, 2015 at 11:29 pm
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Et l Inde, la France, la Grande Bretagne, le Pakistan et Israebl?_____________________________________________Bien sfbr on pourrait citer touets les puissances nucle9aires. J ena0cite quelques-unes selon moi parmi les plus representatives de la dangerosite9 actuelle et dont les velleite9s guerrie8res sont bien connues et affiche9es.Fr.

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