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Film

Yatterman: Un peu de couleurs dans Fantasia

Posted by Harold / July 13, 2009

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Le présent article est signé Eve-Lyne Couturier, invitée sur Midnight Poutine pour la couverture du festival Fantasia.

Takashi Miike est pour moi le réalisateur qui représente le mieux le festival Fantasia. Il fait énormément de films, des comédies musicales aux films contenant de la nécrophilie en passant par l'horreur asiatique classique et les westerns japonais. Tout n'est pas également bon, mais plusieurs sont des joyaux. Et il est un réalisateur culte. Peu importe l'histoire, les acteurs, le style, si un de ses films est présenté à Fantasia, la majorité des billets sont vendus d'avance. Toutes ces caractéristiques sont aussi vraies lorsqu'on les rapporte à Fantasia: beaucoup de films, zone de confort très large, chef-d'oeuvres qui côtoient des films moins bons, armée de fidèles prête à faire la file, même sous l'orage.

Le lien entre les deux ne s'arrête pas là. En fait, si le festival a existé avant Miike, on ne peut pas vraiment dire le contraire. C'est à Fantasia qu'a été présenté pour la première fois en Amérique du Nord un de ses films. Et ça continue depuis.

Cette année, Miike ouvrait le festival avec son Yatterman (qui joue de nouveau mardi le 14 juillet à 15h). Il s'agit d'une adaptation cinématographique d'une série pour enfants populaire au Japon dans les années 70. Et Miike ouvrait son film avec un petit message d'amour aux fidèles de Fantasia. Voilà. La boucle est bouclée.

Mais parlons du film. Il ne s'agit pas du premier long métrage qui reprend une série qui a fait rêver les enfants d'une autre génération. Ce n'est pas une mince tâche puisque le public cible est les enfants-devenus-adultes qui avaient suivi les épisodes à l'origine. Et il faut se rendre à l'évidence... Ces histoires répétitives vieillissent mal. Miike a fait le pari de garder l'essence de la forme, tout en pervertissant un peu le tout.

Malheureusement, on ne connaît pas Yatterman ici. Les codes, on les devine plus qu'on les sait. Donc on en manque sans doute beaucoup. Mais malgré tout, on ressent une certaine satisfaction dans le respect du genre. Miike n'a pas essayé de nous faire un gros épisode de 90 minutes, mais a plutôt structuré le film de manière à ce que l'histoire se déroule de façon épisodique, avec une augmentation de la tension qui mène à la bataille suivante. Les personnages sont caricaturaux et leur inspiration animée transparaît clairement, aidés par leurs costumes, leurs émotions à fleur de peau et leurs danses de victoire. On y ajoute quelques références sexuelles (quoique déjà présentes dans le dessin animé), des histoires d'amour qui se croisent entre les gentils et les méchants et c'est gagné. On a un film qui ressemble et se distingue de son inspiration d'origine.

Sans être le meilleur de Miike (pas assez fou, quand même convenu), ni le meilleur du festival cette année (Love Exposure est en tête pour le moment), Yatterman a de quoi plaire aux amateurs de séries animés, de Takashi Miike, de films (presque) pour enfants et à tous les autres amateurs de films japonais sympathiques.

Pour vous mettre en appétit, voir un peu de quoi la série a l'air et comprendre mieux la structure ordinaire de Yatterman, voici un court épisode en italien qui montre un combat classique. Il est aussi possible de voir des épisode complet sur veoh.com.

Discussion

7 Comments

quality service / February 17, 2017 at 08:09 pm
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golu dolls / January 29, 2019 at 03:58 am
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kanchipuramsarees / January 29, 2019 at 03:59 am
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kanchipuramsarees / January 29, 2019 at 03:59 am
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herbal powder / January 29, 2019 at 03:59 am
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