Monday, June 17, 2019Light Snow -5°C
Film

Scalper des nazis n'a jamais été aussi amusant

Posted by Eve-Lyne / August 2, 2009

Inglourious BasterdsFantasia a fini en grand cette année. Grâce à des pressions de Quentin Tarantino lui-même (rien de moins) les fans en délire ont pu voir Inglourious Basterds en primeur. J'y étais. J'étais en délire. Et ça a valu la peine.

Il y avait de quoi délirer. La représentation surprise qui a été annoncé le 23 juillet, à moins d'une semaine de la fin du festival, a vu ses billets s'envoler en un temps records. Certains disent 30 minutes, d'autres 40, mais jamais bien plus que ça. Dès 18h30, soit près de trois heures avant le début du film, les premiers fans faisaient déjà le pied de grue pour entrer. Ils étaient prêts. Avant d'entrer dans la salle, la longue file devait passé un à un au détecteur de métal, et remettre cellulaire ou autre gadget électronique avant d'entrer. Strict vous dites? Eli Roth, acteur dans le film et réalisateur de films d'horreur nouveau genre comme Cabin Fever et Hostel était sur place.

La salle s'est remplie lentement. Très lentement. Une fois tout le monde bien installé, la salle pleine et survolté a accueilli avec beaucoup d'excitation la prestance de Daniel, le maître des lumières. La salle était fébrile, ça se sentait. Mais quand le film a commencé pour vrai, le silence est tombé et c'est une foule attentive qui a regardé le film. Oh, on était quand même à Fantasia. Il y a eu des applaudissements pour chaque scalp, des éclats de rire pour chaque nazi terrorisé. C'était vraiment l'ambiance parfaite pour apprécier un film presque inédit d'un réalisateur comme Quentin Tarantino.

Le film lui-même était quelque chose. La bande-annonce laisse croire que l'histoire est centrée sur les Inglourious Basterds, ces Juifs vengeurs menés par Brad Pitt pour parcourir la France ravagée en quête de nazi à scalper. Pourtant, je ne pourrais dire qu'ils sont les personnages principaux. J'irai plutôt avec un cinéma de répertoire en plein coeur de Paris. Et la vengeance. Important la vengeance. Autour de tout ça, les Inglourious Basterds, des agents doubles, un haut gradé de l'armée allemande, une jeune fille juive qui a des comptes à rendre, un héros de guerre allemand, coqueluche de ces dames et wannabe acteur.

Images du film Inglourious BasterdsLe plaisir était partout. Que ce soit les images, la musique, les acteurs ou l'histoire elle-même, tout transpirait le plaisir et la passion de faire le film. Il faut dire aussi que le budget ont permis à toute l'équipe derrière le film de se laisser aller. Un des aspects sur lequel Tarantino a insisté est que les acteurs jouent des personnages de la même origine qu'eux. Et c'est ainsi qu'Eli Roth joue un Juif originaire de Boston ("si ce n'était pas moi, ça aurait été Adam Sandler" nous a-t-il dit lors du Q&A). Jamais la langue anglaise n'est utilisée comme moyen d'éviter les sous-titres. L'utilisation de la langue est tellement bien scénarisé que je n'arrive pas vraiment à comprendre pourquoi ils ont doublé le film...

Malgré cet effort de réalisme, il ne faut pas penser que Inglourious Basterds est un film historique qui relate la réalité de la deuxième guerre mondiale. Il s'agit plutôt d'un film de guerre Spaghetti, mettons (avec même Ennio Morricone pour faire la trame sonore). Tarantino reprend une époque pour monter de toute pièce une histoire qui plaira à la fois aux amateurs de violence extrême, de complots, de vengeance, ainsi qu'aux autres cinéphiles et fan de Tarantino. Comme d'habitude, on a droit à des dialogues savoureux, de la musique diablement bien choisie et des références constantes à d'autres films.

Monté en chapitre, le film de 2h30 passe rapidement. L'action constante, la solidité du scénario et la qualité des acteurs font que j'aurais encore pu rester assise dans les inconfortable chaise du Hall quelques minutes de plus. Mention spéciale pour la performance de Christopher Waltz en Jew Hunter... mémorable. Son personnage est sublime, un SS poète et impitoyable, qui fait son travail avec tellement de légèreté et de bonne humeur que c'est désarmant.

Avoir la chance de voir Inglourious Basterds dans une salle pleine de fan de films de genre, en présence d'un des acteurs, en plein milieu du festival de films le plus survolté que je connaisse... C'est certain que les conditions gagnantes étaient là pour apprécier. Fantasia le savait, Quentin Tarantino le savait, tout le monde présent dans la salle le savait. Mais je suis certaine que ce n'était pas que ça. Le film lui-même est vraiment bon. C'est comme un blockbuster pour cinéphiles. Le cinéma ne sera pas révolutionné par ce film, mais who cares? On s'y amuse, c'est pas ça l'important?

Sortie en salle le 21 août.

Images prise sur le site officiel du film (version États-Unis). On peut même y faire ses propres Wallpaper grâce au Basterds Builder.

Discussion

4 Comments

kulinarnepomysly / May 7, 2013 at 01:33 am
user-pic
It is excellent to break the written text into small energy and translate just about section separately.
user-pic
We're a gaggle of volunteers and starting a new scheme in our community.
Your site offered us with useful info to work on. You've performed
a formidable process and our whole neighborhood shall be thankful to
you.

Add a Comment

Other Cities: Toronto