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MEG: finir l'été avec les Puppetz, les Jeans et Candie

Posted by MP / October 27, 2005

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La fin de l’été était prévue pour la fin du MEG . Je savais que ces 4 jours allaient être intenses, mais je ne me doutais pas que j’allais complètement me scrapper à tous les soirs. Cette ville ne m’épargne pas. Maintenant que je suis officiellement en mode automne, je peux faire un retour sur ce dernier coup de masse, qui malgré quelques pépins, a fait plusieurs heureux, dont mon petit cœur ivre.

Mercredi soir. SAT. Un peu déçue de la cancellation de Jackson, je fends l’air frette sur ma bicyclette en direction du red light montréalais. À mon arrivée, Tes et ses acolytes sont déjà sur scène depuis un bout de temps. Je lance mon manteau au vestiaire et me précipite à l’avant de la salle vide. Finalement, stress inutile puisqu’ils restent encore au moins 45 minutes sur scène. Tes est vraiment un bon mc, mais la musique est inégale. Certaines pièces fonctionnent à merveille, d’autres me laissent un peu froide. Je dois par contre signaler la scénographie efficace à la SAT pour ce festival ; éclairage de néons rouges et verts, en arrière scène et au plafond appuyé par de multiples projections latérales. Impressive.

Jeudi soir. SAT.
Mes oreilles sont accueillies par une accumulation de distortion. Sister Iodine en sont la source. Je n’ai pas le temps d’approcher que c’est terminé, donc je ne peux juger.
Suivent le bizarre duo Genders accompagnés par leurs ours 2-d. Des pièces lentes et engourdies de guitares et de drum machine nous placent en état de transe.
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À peine le temps de me dégourdir le cerveau et d’aller me chercher une 3e bière, que Der Plan surgissent à travers la fumée masqués du visage d’Arnold Schwarzenegger. Très drôle, jusqu’au moment où ils l’enlèvent pour dévoiler le visage de Bush, ensuite de Hitler, pour finir avec un masque de crâne, en l’espace de quelques minutes. Der Plan donnent un vrai show. Changements d’accessoires et de décors à toutes les pièces, mais souvent l’iconographie est redondante et réchauffée. On fait référence à l’argent sale, aux méchants américains et aux médias corrompus de manière un peu trop simpliste à mon goût, malgré tout, je dois mentionner qu'ils ont quand même déchiré et mangé la face à Céline ! derplan2.jpg
Les possibilités de belles photos étaient donc inouïes et la musique, quoique entièrement pré-enregistrée (voix inclues), était bien dansable.

Ma soirée se termine avec Adult. Il y a quelques années, je les avaient vus au Cabaret et était restée un peu déçue. Même concept pour ce soir-là. Adult sont définitivement meilleur sur album. La voix de Nicola Kuperus est plus controllée sur cd et le groupe n’apporte pas grand chose de plus sur une scène. adult1.jpg Le seul avantage est d'entendre les pièces que j’aime tant jouées plus fort.
Je vais un tour à la Frite dorée et je pédale en zig-zag jusqu’à chez moi.


Vendredi 19h. SAT. Ste-Sophie se roulent au sol sur le béton armés de micros et de craie blanche. Même si j’arrive pour les 5 dernières minutes, les cris/chants me bercent et me hantent à la fois.

Ils ont à peine le temps de commencer à se ramasser que Candie Hank est sur scène. Candie Hank est une des multiples personnalités du complexe Patric Catani. Quel est le problème avec Montréal. Où sont les fans d’EC8OR ? Oui, oui Atari Teenage Riot, mais plein d’autres bons trucs se trouvaient sur DHR comme Bomb 20, Schizuo et surtout EC8OR. Patric C. a fait des beats pour Angie Reed, Gonzales, les Puppetmastaz et plusieurs autres. Pourtant, à la mention de son nom, les points d’interrogations s’affichent dans les yeux de ceux à qui je parle. Bizarre. Bref, à l’écoute du nouvel album d’un de ses nouveaux projets, Candie Hank, je suis tombée sur le cul. Brandy Cramps est le genre d’album qui retire chez moi l'envie de faire de la musique, parce que je ne me rendrai jamais là. À la fois texturé, élaboré, dansant et non-prétentieux, c’est un album à découvrir. Bravo. Sur scène, c’est loin d’être aussi développé. candiehank.jpg On y retrouve seulement notre allemand les cheveux bien lichés à l’arrière avec ses machines; mais l’important c’est la puissance des sons et le pouvoir qu’ils ont sur nos membres. Il faut quand même mentionner sa bonne séance de head banging pendant son bloc gabber. La nostalgie du hardcore à 20hres du soir m’a préparée pour la soirée à venir.

Puisque j’ai passé mon été à suivre Ghislain Poirier et Omnikrom , je devais finir la saison avec eux aussi. Boucler la boucle, quoi. ominkrom.jpg Malgré une salle un peu grande et étrange (Club Savoy), étrange parce que les gens étaient assis comme s’ils attendaient un show, les artistes ont réussi à faire les faire lever et danser. Bref, bonnes sélections de M. Poirier et les nouvelles pièces d'Omnikrom sont solides, j'ai hâte au prochaine album. À la fin de la soirée quand Dj Malboro a embarqué, le mélange entre baile funk et abus d’alcool a donné un résultat plutôt chaleureux sur la piste de danse. Nous étions plusieurs à nous faire à croire que nous étions capable de faire bouger notre derrière comme les brésiliennes. D’ailleurs, le dimanche suivant je suis allée voir I’m Ugly But Trendy, un bon documentaire sur le baile funk au Brésil, et, à l’écran, Malboro disait qu’il trouvait que les européens(es) avaient besoin de travailler leur mouvements de danse. Il a raison, mais avec son chandail Corvette, Malboro a besoin de travailler sa tenue vestimentaire. D’un autre côté, j’imagine que ça l’a peu d’importance quand tu as le pouvoir de faire branler les seins de toutes les filles dans la salle grâce à des tables tournantes et des lecteurs cd.
Le niveau d’alcoolimie ayant atteint son paroxysme dans mon sang, j’ai embrassé ma bicyclette et je me suis endormie dans un taxi.

Samedi, rendez-vous au Métropolis vide. J’ai eu peur que, faute de monde, les spectacles ne lèvent pas. Panico sont sur scène à l’arrivée, leur mélange de rock, percussions, scratch est très efficace. Le chanteur, à l’accent presque bédéesque latino, nous incite tous à bouger avec ses «Common babylove, i love you too…» et ça fonctionne. Par contre, le lendemain soir au Zoobizarre, ils donnaient une prestation surprise et c’était encore bien mieux dans ce petit espace où les zombies du MEG comme moi faisaient aller le dernier souffle d’énergie qui leur restaient.

Revenons à samedi soir pour ce qui a été un de mes spectacles favoris. jeansteam1.jpg Jeans Team . Je ne dirai pas grand chose à part pour AAAAAAAhhhhhhhh, Wouhouuuuuuuuu, Yeaaaaaaaaaahhhhh. Perdre la carte. Se lancer contre la scène. Se retourner et voir plein de monde qui font la même chose. Ces nerds-allemands ont compris la formule dance. Reimo et sa petite moustache règnent sur la foule. jeansteam2.jpg
Je peux encore voir les traînées lumineuses que sa chemise de satin rouge et or ont laissé dans mes yeux brillants. Merci.

À peine le temps, de me remettre de mes émotions et d’éponger un peu la sueur sur mon corps, que je cours sous la pluie voir Puppetmastaz . Ce collectif de marionnettes appuyé par quelques humains en qui ils ont confiance comme Patric Catani, Bomb 20 et Gonzales est génial. Leurs beats et leur façon de rapper sont supérieurs à plusieurs projets hip-hop menés par des humains. De plus, ils savent comment divertir et tenir en haleine les spectateurs, comme en nous faisant pisser dessus par Panic The Pig, par exemple. panicthepig.jpg Heureusement que Mr. Maloke, le leader et maître de cérémonie en quelque sorte, est là pour mettre un peu d’ordre sur scène, parce que ce n’est pas dit qu’une grenouille, un lapin, un cochon et plusieurs autres hybrides de tissus et latex vont nécessairement bien s’entendre.
Suite aux Puppets, je fais le yoyo entre SAT et Métropolis, mais honnêtement je ne me rappelle plus de grand chose jusqu’à ma poutine au Montréal Pool Room.

Bilan du MEG. Bonne progammation. Pas convaincue que ce festival devrait faire abstraction de son mandat initial de musique électronique, puisque celui-ci est déjà plutôt large. Salles parfois vides et c’est un peu dommage, mais un Métropolis vide vaut souvent mieux qu’un Club Soda plein. Peut-être faudrait-il faire des showcases dans les bars avoisinants comme l'Alouette ou le Cléopâtre. Finalement, c'est une bonne affaire que ça dure seulement 4 jours, parce que sinon tous les vices de ce quartier, junk food inclus, pourraient mener à ma perte. Là, je prends une vraie pause pour mon foie…
Quoique c’est l’Halloween la semaine prochaine….
Et puis après il y a Socalled le 6 et Quintron le 7 et …. aaaaaaaaahhhhhh…crisssss.

Discussion

4 Comments

J-F / October 28, 2005 at 10:15 am
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TRÈS bon résumé!
J-F / October 28, 2005 at 10:15 am
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TRÈS bon résumé!

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