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Music

C'mon @ <i>Casa del Popolo</i>, 01-27-2006

Posted by MP / February 2, 2006


C'mon, c'est le worst band name ever pour certains. En revanche, pour d'autres, c'est une dénomination tellement simple qu'elle en géniale parce que c'est EUX qui y ont pensé. C'mon, c'est un guitar hero canadien, Ian Blurton, dont l'apport au rock bruyant d'ici n'est pas à élaborer. Un name dropping judicieux suffit à expliciter son importance: Blurtonia, Change of Heart, Bionic, Tricky Woo, Le Nombre...
C'mon était de retour, encore, à Montréal, le 27 janvier. Le genre de soirée qui te fait regretter de ne pas avoir apporté tes bouchons pour les oreilles –parce que tu en as acheté, en revenant d'un show, un jour, parce que tes oreilles avaient été bouchées deux jours durant et en te couchant tu entendais juste le tictac de l'horloge et un sillement pas assez lointain, juste dedans ton tympan droit. Mais parce que ce n’est juste pas l’habitude, tu ne les portes pas. Et là C'mon, de Toronto, était à Montréal. À la Casa.

J'ai manqué le dernier show à L'Hémisphère Gauche, qui dit-on bottait des culs. Mais je les avais vu en première partie de Danko Jones, aux Foufs, l'année précédente, à quelques mois de la sortie de In the Heat of the Moment, le second album du trio. Le public de la semaine dernière était déjà beaucoup plus réceptif, pas mal moins indifférent. Pas nécessairement à cause de la «qualité» du public. Je crois que celui de Danko veut entendre ce genre de choses, mais vendredi dernier, les gens étaient entassés là comme des saumons spécifiquement pour C'mon. Et Starvin' Hungry, dont j'ai attrapé les derniers moments, semblaient avoir bien réchauffé le tout.
C'était très plein, de la scène à la porte, malgré une congestion de spectacles convoités ce même soir en ville (The Walkmen @ La Tulipe, Bionic et les Psycho Riders au Petit Campus).

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La Casa del Popolo, salle sympathique s'il en est une, est néanmoins trop petite pour ce genre de happening; tu dois développer des alliances stratégiques, comme dans tout bon show rock. Sauf que là, le besoin est plus criant parce que c'est plus petit et que ça circule difficilement. Alors se crée le triangle des bermudes du rock and roll: le bar / la scène / les chiottes.

Parlant de chiottes, certains on entrepris de policer la salle de bains. Du côté de celle qui est proche de la scène, le portier improvisé passe outre les gens en ligne et laisse passer une dame:
« C’est correct, elle a passé devant tout le monde, mais c’est la chanteuse! »
Il se fait répondre d'un air condescendant: « Non! C’est la bassiste »

La bassiste, elle rocke autant que Ian Blurton, et elle aussi elle porte fièrement ses titres de noblesse: Katie Lynn Campbell, de Nashville Pussy.

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Un vrai show rock ne se définit pas sur Wikipedia. Il s'expériente (néologisme de la semaine!) en personne, un vendredi soir, à Montréal, dans une mini-salle qui déborde de gens et de bière. C'est une heure impeccable, assourdissante, parfaite. En feu. Blurton qui monte sur le comptoir. Campbell qui remet sa basse à une personne dans l'assistance.

J'ai eu ouï-dire qu'une bonne partie de la populace de la Casa avaient déguerpi vers le Campus immédiatement après le show, pour voir Bionic. Je n'ai pas suivi, j'ignore s'ils ont eu le temps de réussir le doublé, mais grand bien leur fasse. Pour ma part, mes oreilles ont débouché dans la soixantaine d'heures qui a suivi la dernière note.

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Link: « C'mon rocks Montréal » photo set (10 pics).

Discussion

1 Comment

think audiobooks started / October 30, 2016 at 08:30 pm
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Hi, all is going perfectly here and ofcourse every one is sharing
information, that's truly excellent, keep up writing.

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