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Music

Cobra Noir + Zoobizarre = No Brainer

Posted by FX / April 8, 2006

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Post-hardcore, stoner punk, chaos rock, crust, d-beat, metal, … death ‘n’ roll ?! Les étiquettes plus ou moins appropriées pleuvent sur le Cobra Noir et glissent sur sa peau écaillée comme de l’eau souillée sur un vieux chiffon enduit de cambouis qui vient de servir à faire le changement d’huile d’une Barracuda 1970. Chacun y va de son angle d’attaque. Les initiés font systématiquement références au pedigree chargé des différents membres du groupe (ex-In Dying Days, Ire et The Black Hand) pour expliquer les nuances de la charge sonique que le quintette dirige vers son auditoire électrisé. Les autres se contentent de lever le poing en l’air en espérant, naïvement, réprimer le frisson épidermique qui les saisit au beau milieu de « This Is The Death Of Man ». Si Baudelaire avait carburé à l’aquavit frelaté plutôt qu’à l’opium de contrebande il aurait probablement écrit ses odes torturés à Jeanne Duval en écoutant le groupe montréalais en boucle sur son iPod noir.

Pourquoi chercher à faire le malin en tentant un énième métaphore sur le venin alors qu’on peut laisser les mots de Justin S. sur Deadtide exprimer pour nous toute la poésie torturée qui exsude des mélodies cathartiques usinées par le crew reptilien sur leur plus récent album: « Dirty, angry and downright infectious Abode of the Dead is a used syringe in the vein of poppy pink wearing sissy rock, vile and callous, trance inducing and trend destroying. This is not metal for the ‘heads, nor is it ‘core for the wimps, (…) Thinking man’s rock for those not afraid of what may lie beyond ». Avec un plus de 70 spectacles au compteur, Cobra Noir est maintenant une machine bien huilée dont le son complexe est le fruit d’un hybridation darwinienne qui puise son ADN à même toute la gamme de la musique lourde. Cette observation se vérifie facilement lorsque l’on constate la variété des groupes avec lesquels le band s’est produit au fil des années. De Converge à Municipal Waste en passant par AIDS Wolf, Cobra Noir traverse librement les frontières artificielles qui délimitent toute la constellation des sous-genres musicaux en accrochant au passage des contigents de nouveaux fans. Crotale Hugo, Death Adder, Bueno Boa Nault, Mamba de Hamer et Alex Von Viper peuvent se permettre une telle liberté de mouvement car ils sont dotés de la meilleure immunité diplomatique qui soit: THEY F*****G ROCK!

En concert ce soir au Zoobizarre, un espace qui convient admirablement bien au caractère troglodytique du naja sputatrix. Avec The Holy Mountain et Last Days. BYOEP (bring your own earplugs).

Photo Yannick Grandmont (the best!)

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