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Music

De retour : Dungen (avec Trailer et Nethers)

Posted by Evelyne / June 11, 2006

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photos: Simon Thibaudeau

Si évoquer la blondeur des filles et l’or des médailles olympiques lorsqu’on parle de la Suède manque d’imagination, on ne peut pas s’empêcher. Après tout, on ne comprend rien au délicieux jargon suédois – et puis c’est loin, la Suède.

C’est pourquoi la deuxième visite de Dungen à Montréal en moins d’un an était très attendue. Pour ceux qui les avaient vus porter les pièces de Ta Det Lugnt (leur plus récent album) et Stadsvandringar sur scène une première fois, un doublé s’imposait. Ceux qui les avaient manqués, eux, avaient du rattrapage à faire.


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J’étais des premiers. Soufflée d'abord, c’est avec impatience que je me suis pointée à la Sala pour renouer avec la guitare psychédélique et les mélodies nordiques (et bon, d’accord, la blondeur olympique) de Dungen.

Trailer et Nethers, en première partie, constituaient des choix éclairés. Les premiers jouaient une pop à intervalles planants, pour un son qu’on pourrait qualifier de décidément montréalais, avec viole, mélodies structurées et solos bien placés à l’appui. Nethers, quoiqu’un peu inégal et languissant, gagne des points pour la chaleur de la voix de sa chanteuse et le registre varié de leurs compositions.

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Trailer

Dungen débute ensuite. Le départ souffre de l’ambiance pas encore installée, fait compréhensible, mais la hâtivité du batteur (au demeurant excellent) donne l'impression de forcer le reste du groupe à dépêcher leurs instruments. Ceci dénature l’effet « back to the future » du dernier spectacle montréalais, qui nous ramenait aux glorieuses seventies après seulement quelques coups de tambourine. Et qui, pour un « jam band » invétéré, constitue l’une des principales forces des musiciens.

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Le talent du guitariste Reine, par contre, n’a jamais fait défaut. Comme les contorsions reptiliennes et le multi-instrumentalisme du chanteur Ejstes, sa guitare demeure un point fort du groupe. Alors que les pièces les plus connues du dernier album, telles que Festival et Panda, qui ont été rendues sans bavures ou presque, leur réserve musicale a prévenu le show de se rendre là où le précédent l'avait fait, particulièrement dans les longs solos qu’on savait pouvoir être exaltés et perçants. La prochaine fois, peut-être.

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