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Music

Camera obscura, Diableros, Lucille / Clair obscur

Posted by Evelyne / July 7, 2006

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photo par David Dufresne

Salle rouge, premier mercredi de juillet. Rendez-vous avec une claviériste atteinte d'un dédoublement de personnalité, des démons angéliques et des Écossais mélomélancoliques.

Pour tout dire, je parle actuellement de la première, soit Lucille aka Lucil yodelante aux pantalons de cuir yodelés, en méconnaissance de cause. Pour ne pas l'avoir manquée par le passé, alors qu'elle tête-d'affichait, on la sait géniale et ô combien entertainer. Passons.

Les Diableros enfourchent ensuite la scène, armés de deux guitares qui torchent, flammes, tout ça. Mais malgré leur nom à soulever les enfers, ils nous noient plutôt dans une mer indie rock et nous font prendre des bouillons d'harmonies cordées. La batteuse, en sa qualité de fille, n'a pas le bâton lourd et ça laisse justement place aux guits. Bonne affaire. Les membres sont manifestement plus à l'aise du côté solo appuyé que pop, mais s'efforcent toutefois aux deux. On en oubliera donc la moitié.

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Viennent ensuite Camera Obscura. Avec pas que le nom de joli, la chanteuse Tracyanne fait sur scène honneur à sa voix qui enveloppe tout en glaçant. La tristesse peinte sur le visage, elle entonne chaque chanson avec une délicate précision, comme le fait d'ailleurs le reste du groupe avec leurs instruments respectifs. Genre de Decemberists version allégée et plus digeste, qu'on peut facile consommer avant de s'endormir, ils parviennent même à nous bercer assez pour valser. Guitare parsemées, pointes dorées et solide mélancolie sous une dose d’ardente retenue.

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