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Suoni: Michael Gira @ Sala Rossa, 11 Juin

Posted by Ralph / June 16, 2009

MichaelGira_WhiteHat_Rooftop_1_large.jpg Vers le milieu des années 80, divers groupes issus de la scène hardcore ralentirent la cadence dans le but formellement mature et cartésien de connaître un succès «mainstream» avec des riffs cock rock et un light show.

Si vous voulez un bon exemple, visionnez le documentaire « American Hardcore » jusqu'à la fin et vous apercevrez les Gang Green dans une scène de live show post-skater-boys-from-hell-de-l'apocalypse-pas-d'allure qui n'est pas sans rappeler la scène des cocons dans Spinal Tap.

Ceci dit, Black Flag fit le même choix, mais de façon vraisemblablement moins cruche et en gardant Black Sabbath dans leur mire.

Le hardcore étant un phénomène banlieusard (regardez les thugs stretchés, qui se gonflent le Hatebreed et qui se font tatouer leur nom en haut du nombril en lettres gothiques), force est de constater que les noms ci-dessus étaient quelques heures en retard sur l'urbanisme post-no-wave (déjà trop de fois le mot « post » dans cet article) des maintenant défunts Swans de Michael Gira.

Les Swans furent à Sonic Youth ce que les Stones étaient aux Beatles...Jusqu'à ce que Jon Spencer et Pussy Galore arrivent dans le décor au milieu des années 80. En ce sens, alors que Thurston chantait : « not afraid to say I'm scared », Michael Gira crachait « mother, my body disgusts me» et « raping a slave».

Swans étaient tellement déchirants, affligeants et abrasifs qu'à la première écoute, avant que Gira ne fasse usage de sa voix caverneuse, on pouvait croire que leurs LPs jouaient à la mauvaise vitesse.

Mis à part le fait qu'il se produit actuellement en solo (et qu'à ses dires lors du spectacle, il sortirait un nouvel album sous le patronyme Swans/Angels of Light), Gira n'a rien perdu de son côté défaitiste et de son talent de conteur gothique -au sens Flannary O'Connor minus la rhétorique chrétienne, Judith Thompson avec plus de vécu et même Steve Albini période Big Black-.

Carburant aux pastilles pour la gorge et à l'eau en bouteille, l'homme derrière Young God Records a donc offert un set sobre, acoustique et très lucide, en prenant soin de finir avec une composition intitulée « Failure »...Comme si on pouvait mieux résumer la douzaine d'autres chansons de son set en un thème.

Photo prise sur le site web de Young God Records

Discussion

8 Comments

skype dowland / March 12, 2014 at 08:04 pm
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carrito de bebe / May 18, 2016 at 04:23 am
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golu dolls / January 30, 2019 at 03:00 am
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kanchipuramsarees / January 30, 2019 at 03:00 am
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kanchipuramsarees / January 30, 2019 at 03:18 am
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herbal powder / January 30, 2019 at 03:30 am
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