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La France aussi peut faire du bon rock

Posted by Harold / December 7, 2009

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Ça y est, je l'ai dit. Si vous êtes comme moi et que vous entretenez toujours des débats houleux avec vos amis européens sur la question du rock français, hier soir était l'occasion de vous réconcilier avec le sujet. C'est que nos cousins Phoenix étaient de passage au Métropolis dans le cadre d'une tournée de promotion monstre de leur dernier album Wolfgang Amadeus Phoenix.

Cet été, le groupe originaire de Versailles s'est littéralement retrouvé au sommet avec deux tubes maitres des palmarès, Lisztomania et 1901. De mon vivant d'adepte musical, je n'avais jamais vu un groupe français faire autant l'unanimité sur la scène Indie. Pop-rock assumé, c'est toutefois en anglais que Phoenix a fait son chemin. Que cela ne tienne, le groupe rendait hier visite à ses fans francophones d'outre-mer.

Sortie bien sentie, le spectacle de Phoenix s'est ouvert et fermé avec ses deux singles, insérant dans l'heure les séparant l'ensemble des pièces du dernier album et quelques-unes des meilleures chansons des trois efforts studios le précédent. Le chanteur Thomas Mars s'est évidemment permis de parler abondement en français et semblait fort heureux de constater le nombre impressionnant de fans montréalais.

Prestation lumineuse et agréable qui a confirmé l'impensable, Wolfgang Amadeus Phoenix est sans l'ombre d'un doute l'un des meilleurs albums indie de l'année. Le dernier album du groupe s'écoute en boucle et la performance que le groupe en tire est tout à fait convaincante. Que la Mecque musicale montréalaise dorme tranquille, ce n'est pas tous les jours qu'on entend un rock français d'une aussi grande qualité!

HOLY FUCK

C'est Holy Fuck, formation électro-dance torontoise, qui avait la tâche d'ouvrir la soirée. Mandat relevé avec brio avec une performance éclatée et entrainante. On se souvient que le groupe s'était retrouvé au cœur de la controverse des coupures culturelles du gouvernement conservateur quand Stephen Harper les citait dans ses justifications. Le premier ministre ne pouvait pas concevoir qu'un groupe portant ce nom soit garant de la culture canadienne à l'étranger. Pourtant, Pitchfork, pilier médiatique dans l'actualité musicale, parlait d'Holy Fuck comme « comme incarnation parfaite de la musique électronique moderne ». Quand on dit que le gouvernement n'y connait pas grand-chose...

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