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Music

Stetson/Hecker : Copier/Coller

Posted by Phil / February 8, 2011

Time HeckerEn prévision du double lancement de disques de Colin Stetson et Tim Hecker ce jeudi à la Sala, et parce qu'on est paresseux et qu'on jugequ'il résume assez bien la carrière des deux musiciens, on se permet de copier et coller l'intégral du communiqué de presse du spectacle.

Maître absolu du saxophone et de tout instrument qui requiert souffle, puissance et talent, Colin Stetson réussit sans peine à procurer une expérience sonore et lyrique à la fois intense et cathartique. Son œuvre solo regroupe des compositions originales qui défient toute catégorisation, faisant le pont entre différents genres: le jazz, l'avant-garde, le funk, le drone minimalisme et la pop. Sa maîtrise de la technique de respiration circulaire lui permet de produire un son sans interruption, alors que son utilisation de vocalises au travers de l'anche de son saxophone crée une palette de polyphonies, de contrepoints et de timbres unique. Pour se faire dire par des moines de Saint-François-d'Assise de revenir jouer après une première performance le jour de Paques n'est pas donné à tout le monde.

En parallèle de son travail solo, Colin Stetson a également apporté sa touche unique en apparaissant sur les albums de Tom Waits, de TV On The Radio et d'Arcade Fire, en foulant la scène en ouverture de nombreux artistes dont The National et Arcade Fire, et en prenant part à une tournée d'Antibalas. Stetson a aussi étroitement collaboré avec Bon Iver sur son album à venir (au printemps 2011) et fera partie de la tournée qui s'ensuivra. Il fait partie intégrante du projet Delusion de Laurie Anderson depuis l'an passé.

Montréalais d'adoption, Colin a lancé son premier album solo en 2008 et l'étiquette Constellation fera paraître son second disque New History Warfare Vol. 2: Judges en février.

Tim Hecker, quant à lui, fait partie de cette famille très select de musiciens qui cherchent à dépasser leur musique, à l'amener à l'état de vapeur ambiant innervant leurs autres travaux : installations, collaborations, danse contemporaine, lectures, performances.
Des gouttes de Music For Airports coulent dans les veines du Canadien Tim Hecker, il ne le nierait pas lui-même. Il y a, tant pis pour la chronologie, un avant et un après Eno chez Hecker. Avant, c'étaient les grandes échappées minimal techno sous le sobriquet Jetone, un son ample et massif, indissociable de la scène de Montréal et du festival MUTEK. Puis Tim Hecker se fit un nom, à l'automne 2001, en publiant un premier album Haunt Me, Haunt Me Do It Again sur Alien8 Recordings, le refuge de toutes les collisions entre le bruit brut et la musique expérimentale. Avec ce premier album, aux tonalités post-rock, Hecker bousculait son univers en y introduisant des fractures, un piano, une guitare et des glissandos électroniques. Érudite mais très incarnée, la musique de Hecker faisait le pont entre l'Autrichien Fennesz et la scène rock canadienne alors en pleine ascension, Godspeed You! Black Emperor en tête.

Puis c'est la rencontre avec le label allemand Mille Plateaux, génial incubateur de musiques électroniques chavirées. Tim Hecker rend hommage aux ondes (radio ou extraterrestres) avec Radio Amor (2003) et surtout se lance dans la folle aventure de Mort aux vaches en 2005. L'ambiant selon Hecker est un nuage épais, mais qui amène une lumière différente, polaire et mécanique. C'est l'époque où il entame une série de collaborations, notamment avec la scène post-rock canadienne (enregistrements avec Fly Pan Am) ou Isis, les héros du mental heavy rock.

Sur ses albums les plus récents, il poursuit son exploration des champs d'intersection entre bruit, dissonance et harmonie. Sur Harmony in Ultraviolet (2006), il rajoute à sa palette des orgues aux accents baroques, qui nimbent sa musique d'une densité parfois mystique. Fan des phénomènes recensés sous l'intitulé Electronic Voice Phenomena, Hecker truffe son disque de voix chuchotées. S'en suit An Imaginary Country sur le label Kranky au nom très éloquent : Hecker invente son propre paysage sonore.

Aux côtés de Colin Stetson, Tim Hecker lancera lui aussi son ultime opus Ravedeath, 1972 sur l'étiquette Kranky. Une raison de plus pour être là!

Blues Skies Turn Black et Suoni Per Il Popolo présentent :
Colin Stetson;
Tim Hecker;
Jeudi 10 février 2011
Sala Rossa (4848, boulevard Saint-Laurent)
12$ à l'avance, 14$ à la porte.

Photographie de Tim Hecker tirée du site de Alien8 Records.

Discussion

9 Comments

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