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Cardinal: en phase A

Posted by Gabby / September 7, 2012

20120907_cardinal.jpgCardinal, c'est quatre amis d'enfance qui font de la musique ensemble depuis plus de neuf ans, et qui lanceront leur EP, A, lundi prochain au Divan Orange. Portrait de ces musiciens allumés qui ont pris chaque étape de la création de leur carrière bien en main, et en bonus, une première écoute exclusive de A.

Cardinal, c'est Maxime Landry (voix, guitare) Patrick Francke-Sirois (guitare), Charles Prénoveau-Giguère (basse, synth) et Jean Sébastien Massol (batterie).

Combien de temps ça vous a pris pour produire A ?
Pat : C'est parti d'un album qu'on a enregistré il y a bientôt deux ans avec Martin Pelland, qui est le réalisateur. On a enregistré tout ça à Sorel, et puis on a fait beaucoup de démarches pour se trouver une maison de disques. Ça a pris neuf mois d'enregistrement et de mixage. Ensuite, l'album est resté dans nos mains et dans les mains des maisons de disque. On s'est tannés et on a décidé de le sortir, mais au lieu de sortir l'album complet, on a sorti 6 chansons au lieu de 9 ou 10. On l'a appelé A parce que...
Pat : C'est le « side A » un peu de nos deux côtés d'album, on a choisi les chansons qu'on aimait le plus de ce qu'on a enregistré. Là on travaille sur la deuxième qu'on veut sortir éminemment, c'est à dire janvier ou février peut-être.
Charles : En fait les tounes du deuxième EP sont déjà presque prêtes, on se pouvait plus de composer après un an et demi de pratiquer, d'attendre, d'essayer des affaires. On a beaucoup évolué au niveau musical, au niveau de l'équipement, on a découvert beaucoup de bands depuis un an et demi, deux ans, depuis qu'on a enregistré l'autre, alors ça a évolué.
Max : On s'est énormément écoutés aussi, alors ça nous a permit de comprendre nos forces et nos faiblesses et de mieux miser sur nos forces sur les nouvelles compositions pour faire ça un peu plus dans l'urgence que la technique approfondie du détail. A a été tellement travaillé, on en est vraiment fiers au niveau technique et au niveau des chansons aussi, c'est un très beau mixage de Martin Pelland, qui s'est vraiment découvert une passion en mixage à un point tel que ça a pris 6 mois. C'est pas clean, mais c'est vachement bien travaillé.

C'était comment travailler avec Martin Pelland ?
Max : Le gars a énormément d'expérience, et notre relation est partie du fait qu'on l'écoutait beaucoup, on lui posait plein de questions et il nous répondait, des longues réponses de 2-3 jours. Ça a été une école à plein de niveaux, surtout quand t'es un band qui commence à déléguer tes premières affaires. C'est un réalisateur qui t'aide à amener ça plus loin. On était bons aussi pour se trouver là-dedans, et nous à quatre, se mettre à réfléchir sur le travail de quelqu'un d'autre qui lui réfléchit sur le nôtre. Ça a été une expérience super enrichissante. C'est juste que Martin c'est un gars extrêmement occupé, alors c'est certain que ça coûte moins cher, mais au niveau du temps c'est un peu plus long qu'un réalisateur de studio qui va te demander ta palette et qui va faire ça dans des délais précis. Mais ce n'était pas un problème, on avait le luxe de pouvoir faire ça pendant 9 mois et on se l'est pris.
Pat : On a établi une belle relation de confiance avec lui, et d'amitié aussi. On a tellement eu de fun, c'était vraiment une belle expérience pour nous.
Charles : C'est aussi Martin qui nous a fait découvrir le gars chez qui on a enregistré (Clément Goulet, au Goulet Mansion). C'est un gars qui faisait ça chez eux, un ami des Dears dans le temps que Martin était dedans. Il a beaucoup trop de gear, il est beaucoup trop geek, il aime vraiment ça. On aurait pu avoir le choix de le faire de nuit dans un studio à Montréal pendant deux semaines, mais je pense que la bonne combinaison c'était d'aller là-bas, de prendre notre temps. Il n'était vraiment pas pressé, avec la piscine, la table de pool.
Charles : On n'enregistrait pas dans un studio avec un cadrant, et l'album a vraiment pris son sens dans le côté feutré, quand tu te fais un café, tu rentres dans le salon, tu installes ton drum et il y a un foyer et des coussins. C'est confortable.
Pat : On a eu la chance pas mal tout le long du processus de travailler ave des gens assez passionnés, Clément, Martin, et après ça pour notre pochette, notre mastering. Il y a vraiment eu des gens passionnés qui se sont joints au projet et on se sentait supportés par du monde compétent, mais aussi intéressé pas juste par l'argent mais par ce qu'on fait.

Quel était le processus de création de la pochette ?
Pat : C'est né pendant la grève. On s'est liés d'amitié avec un gars qui s'appelle Guillaume Lépine, qui a participé notamment à l'École de la montagne rouge, qui était un regroupement de design pendant la grève. On savait qu'on allait sortir notre album, et on l'a approché pour savoir si ça l'intéressait de faire notre pochette.
Max : C'était clair dès le départ que la pochette ne serait pas une photo de nous. C'était le fun d'accompagner un artiste pendant toute sa réflexion et tout son travail.
20120907_cardinalA.jpgPat : Ce n'était pas de l'essai et erreur, il y avait une démarche derrière et c'est ça qui nous a intéressés. Et une des libertés qu'on avait en faisant un EP c'était de faire la pochette qu'on voulait, aussi flyée qu'on voulait. C'est quand même un poster qui se replie, et c'est moins conventionnel que les pochettes qu'on voit normalement. Charles : Et comme elles sont toutes faites à la main une à une, et elles sont numérotées, ça leur donne tout un charme. Elles sont toutes différentes.
Pat : En bout de ligne on était un peu déçus de pas être signés, pis je pense que c'est vraiment une bonne chose parce que ça nous a un peu obligés à nous pousser nous-mêmes et à aller rencontrer des gens qui pouvaient nous épauler dans les différents processus artistiques, alors qu'une maison de disque nous aurait pris en charge, et on aurait peut-être pas nécessairement mis le doigt sur ce qui nous plaisait parce qu'on se serait fait référer à des gens qui travaillent avec tous les autres artistes. Je pense que ça nous a aidés à trouver notre propre identité. On le voit de façon positive d'être indépendants.
Max : La pochette, le son du EP, le pacing, la façon de le sortir, c'est la meilleure façon de commencer pour nous, comme un nouveau band, comme Cardinal. Oui ça fait neuf ans qu'ils jouent ensemble, mais ils commencent à toucher de quoi, et nous-mêmes, humblement, on sent qu'on commence à toucher de quoi.

Qu'est-ce que vous attendez du show de lancement lundi, et qu'est-ce qui vient après ?
Pat : Ça va être une grosse célébration avec tous les gens qui nous suivent depuis longtemps, et qui nous demandent depuis trois ans, quand est-ce que vous le sortez votre album? On est vraiment contents de sortir ça avec eux. Ensuite pour nous, ça représente vraiment une nouvelle étape. On passe à d'autre chose, on recommence à se concentrer sur des nouvelles chansons, des nouvelles compos, un nouveau EP qu'on veut sortir au plus vite.
Charles : Je pense aussi que la pochette et le travail qu'on a fait avec le graphiste nous a appris que c'est pas grave si c'est pas parfait, et c'est pas grave si il y a une petite bavure là. Si on enregistre les quatre et qu'on entend un bruit de bâton, on ne la refait pas pour ça. Ça fait partie du truc, et on est humains.
Charles : Le moment parfait en musique ou en art, il n'existe pas.
Max : Quelque part, notre grand défi sera de créer un lien avec l'album qu'on sort là. Cet album-là a un coté rock et une profondeur, y'a du oumf, comme on dit. À un niveau technique et pas technique. Quand le drum est loud, y'est loud, quand la basse est dans le tapis, ben grand-maman elle trouve ça fort. C'est parfait. On aime ça que la voix vienne se placer au travers des instruments, c'est le chanteur qui livre le message que le band a à donner. Nos prochaines chansons seront peut-être plus edgy, mais il y a une continuité quand même.

Qu'est-ce qui se passe sur la scène francophone ces temps-cis ?
Charles : Ce qu'on peut dire c'est qu'en ce moment, il n'y a pas beaucoup de choses dans les projets francophones - on attend encore le nouvel album de Yann Perreau !
Charles : Je pense que la musique qu'on fait naturellement on aurait pu la chanter en anglais, mais en même temps c'est important pour nous de la chanter en français.
Pat : Je pense que c'est un respect au fait qu'en anglais on se débrouille mais on reste dans cette catégorie là. Si on chantait en anglais ça serait faux parce qu'on parle pas bien anglais.
Pat : Une des grandes difficultés c'est d'écrire, parce qu'on veut se démarquer de la chanson francophone. On essaie de sortir par exemple du modèle de chanson couplet-refrain, en travaillant plus sur des poèmes que sur des chansons. C'est vers ça qu'on s'enligne.

Cardinal lance son EP le lundi, 10 septembre à 20h
Divan Orange, 4234 Saint-Laurent
Entrée gratuite

Discussion

10 Comments

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