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Pop Montreal 2006

SÉRIE POPPÉE – L'œil du cyclone

Posted by Evelyne / October 11, 2006

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Le trou noir des derniers jours n’a pu être dissipé que par des vortex musicaux encore plus forts le soir. L’esprit obsédé par les principes de formation et de dépense d’énergie, avec dépit résigné, il a fallu mener un combat de tous les instants. Juste pour voir.

Je ne vous ennuierai pas trop, j’espère, avec mes lieux de fatigue communs, mais tout en me dirigeant dès jeudi vers un destin de plaies de lit, je ne croyais pas être aussi faible. Ou aussi forte?

Seul The Mighty Sparrow a pu faire bouger la danseuse invétérée que je suis pourtant samedi. Presqu'inquiète d’avoir perdu le rythme, j’ai accueilli avec grand soulagement la musique des îles du radieux octagénaire couronné King of Calypso. Séducteur de foule et amoureux du groove et des femmes, Dr. Slinger a insufflé de la vie dans la salle, qui au début de la soirée était aussi vivante et intense que mon désir de courir un marathon ou de participer à un concours de calage. Pas trop.

Socalled ne l’a donc pas eu facile en première partie, mais tout en pimentant sa performance d’humour caustique, il a trompé l’ennui en accueillant l’illustre emcee C-Rayz et la douce Katie Moore sur scène en plus d’un band trié sur le volet. La foule, multiculturelle jusqu’aux ongles et un peu dissipée, a donné du fil à retordre aux artistes. Vu les circonstances, Socalled a donné une performance à couper le souffle, en possession de ses moyens et même de ceux de ses accompagnateurs (fallait le voir stopper net les cordes de son bassiste absorbé dans ses pensées). Couper le souffle à ceux qui n’en ont pas, ça peut paraître cruel, mais c’est aussi sensationnel. À revoir.

Duchess Says entassaient pour leur part des fans dans un Academy Club paqueté alors que Besnard Lakes déchiraient le Lambi l’autre coté. Achetez leur album, mais surtout allez les voir. Il est impressionnant que des compositions aussi puissantes puissent éviter la cacophonie, pour produire des chansons placides et circonspectes autant qu’explosives.

Après une soirée mouvementée de sourires lentement regagnés, un after party avec Grolsh et vin gratuit a tué dans l’œuf de piètres résolutions de santé. A recipe for disaster, un récif de désastre. La poutine et les samosas à volonté ont heureusement su colmater les dommages, comme la musique de Sir Jonathan Cummins. Rentrée sous un soleil impardonnable.

De se faire a priori refuser l’accès dans un Main Hall à capacité dimanche aurait dû derechef décimer mes chambranlements de show ultimes. Call me rebelle, mais plus c’est difficile, mieux ça fait mal. Un léger malaise plus tard, les Constantines ont prouvé une fois de plus que leur présence au panthéon volatil des meilleurs bands live du pays est méritée. Comme mon sommeil.

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