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Pop Montreal 2006

SÉRIE POPPÉE – Passer au crible

Posted by Evelyne / October 6, 2006

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Pop Montréal, ou le festival du high five. Mon but est d’en dispenser le plus possible, par souci d’éviter les microbes eux aussi sur le party, mais également d’émuler le génial national high five day de Manhattan.

High fives, donc, donnés au Preloved, en milieu de set du mignon duo Hexes and Oh’s. Et encore avant que les D’Urbervilles, en provenance de Guelph, ne commencent leur énergique prestation (pensez Lovely Feathers, joli roux compris, avec la même urgence dans les rythmes mais plus posés dans les voix). Une foule s’est formée pour eux dans, mais aussi devant la petite boutique de St-Laurent au fur des chansons, capables qu’ils étaient d’attirer même l’attention du baby boomer le plus blasé avec leur frénésie accrocheuse. La soirée commence bien.

Le prochain arrêt aurait dû être Portastatic, mais, efficacité oblige, traversé en face à la Casa pour attraper les 3 dernières de Doris Day, juste avant Kill the Lights et Dog Day de Toronto. Carleigh Aikins, chanteuse douée de cordes vocales sulfureuses, m’a pourtant insupportée par sa présence sur scène constamment soulignée à crayon gras, manquant de naturel. Qu’elle se qualifie elle-même de «performer» à qui veut bien l’entendre ne me surprendrait pas. L'attitude générale était la prétention de toute façon. Passez go et déposez 10 bucks in the bitch box. Na.

Marché/couru (galopé?) le long de St-Laurent jusqu’au Club Soda pour attraper le rap nerd tourette de Spank Rock et distribuer des high fives, mais aussi beaucoup de bises. On ne se débarrasse pas des vieilles habitudes si facilement. Dans la place, c’est le festival des moves de booty, de la guestlist cafouilleuse et des bières échappées. Vivifiant.

Mis une croix sur TTC pour retourner d’où je venais. À la Sala Rossa Gisèle Webber reprenait sa persona geyser avec les Hot Springs. Mais attention, pas d’hiatus hip-hop pour Gisèle Numba One - le givrage sucré aux accents homegirl de la femme animal aura sa place ce soir vendredi à l’Academy. «Glad it’s not the same night, it would have been crazy!», qu’elle me faisait remarquer aux D’Urbervilles quelques heures avant. On a tout de même eu droit à une impro Numba One sur solo de batterie en plus de nouvelles compositions solides. Le groupe y troque quelques éléments de leur rock saccadé caractéristique pour des compositions à l’ossature plus riche, tout en étendant leur registre. Le nouvel album se nommera Dirty Little Halos, à surveiller.

Restait encore quelques high fives dans mon sac. Mongrels débutait justement au Lambi. Et, wow. Un groupe qui fait le choix d’avoir deux batteurs, c’est l’équivalent d’un high five scénique. Géant. La chanteuse est un antidote à celle des Doris Day : naturelle, intense, démenée, je-m’en-foutiste, suave et fiévreuse, elle crie ses trémolos et enfourche autant les propensions stoner que métal du groupe.

Est-ce qu’applaudir avec conviction, c’est se donner des high fives en solo..?

À demain.

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